Afin de faciliter les recherches, les témoignages de combattants ont été classés par unité d'affectation. C'est pourquoi certains sont répertoriés plusieurs fois, lorsque leur auteur est passé dans plusieurs unités successives. Dans la notice descriptive, nous nous sommes efforcés (dans la mesure du possible) d'indiquer avec précision les périodes et les lieux évoqués dans chacun des ouvrages.

Régiments d'infanterie de ligne

Les régiments dits d'active

Les régiments dits de réserve

LA RESERVE ET LA TERRITORIALE : ORGANISATION

Ces régiments accueillaient tous les mobilisables ayant déjà effectué leur service militaire, ou y ayant échappé pour une raison ou une autre : exemptés, réformés, sursitaires, omis, etc.
Les classes étant appelées l'année suivante de leur formation, à compter du 1er novembre, la répartition des classes d'âge en août 1914 s'opérait ainsi :

Armée active nés en 1891 et 1892*
Réserve de l'armée active nés entre 1890 et 1881
Armée territoriale nés entre 1880 et 1875
Réserve de l'armée territoriale nés entre 1874 et 1869

* En cas de guerre, la classe première à marcher pouvait être appelée par anticipation. C'est pourquoi l'armée active comprenait également en août la classe 1913 (hommes nés en 1893) qui n'aurait dû être appelée qu'à l'automne.

Les régiments de réserve se rattachaient aux régiments d'active, dont ils reprenaient la numérotation augmentée de 200. Le régiment de réserve du 1er RI était ainsi le 201e RI. Il avait même lieu de recrutement et de garnison, et la plupart des réservistes de 1914 partirent dans la réserve du régiment où ils avaient fait leurs classes.

Cette distinction entre active et réserve fit long feu. Très vite on employa les régiments aux mêmes fonctions, et il n'y eut plus de différence entre les différentes unités.

Les régiments d'infanterie de 201 à 418

 


Les régiments territoriaux


Autres unités d'infanterie
Chasseurs, Unités coloniales, Légion étrangère,
Fusiliers-marins

Les bataillons de chasseurs à pied
(y compris les chasseurs alpins)

Les bataillons de chasseurs, comme les régiments d'infanterie de ligne, comptaient des unités d'active - numérotées de 1 à 32 - et des unités de réserve - numérotées de 41 à 72. La numérotation de la réserve reprenait celle de l'active, plus 40. (Ainsi, le 56e BCP était le bataillon de réserve du 16e BCP) Cette distinction n'eut de sens que dans les premiers mois de la guerre. Par la suite, il n'exista pour ainsi dire aucune différence entre bataillons d'active et de réserve.
Au sujet des chasseurs alpins : ces bataillons ne comportent pas de numérotation particulière. Ils sont le produit de la spécialisation d'unités de chasseurs en vue de la guerre en milieu montagneux. La distinction figure dans les menus déroulants : BCP pour les chasseurs à pied, BCA pour les chasseurs alpins.


 

Troupes coloniales (y compris la Légion étrangère)

TROUPES COLONIALES : COMMENT S'Y RETROUVER ?

La nomenclature des unités coloniales est souvent un véritable casse-tête. Si l'appellation et l'organisation des régiments de ligne sont demeurées remarquablement stables tout au long de la guerre, il n'en fut pas de même des unités non métropolitaines. Bataillons, régiments changèrent régulièrement de nom et de numérotation, et leur affectation dans les grandes unités telles que brigades, divisions et corps d'armée fut tout aussi fluctuante. On alla même jusqu'à créer des régiments mixtes (Zouaves et Tirailleurs) et des régiments Bis !

UN SITE DE REFERENCE

Marsouins, Chacals et Turcos offre une aide inestimable pour dissiper les obscurités qui peuvent entourer l'organisation des troupes coloniales.

Remarquablement documenté (l'auteur a travaillé sur des archives et des documents officiels), très bien présenté, offrant de nombreuses références et documents annexes, c'est un passage obligé pour qui souhaite collecter une information fiable et approfondir ses recherches.

Fusiliers-marins


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Mise à jour :
janvier 2011