Aumôniers
NB: Les témoignages des aumôniers affectés à des unités régimentaires ont été classés à ces unités.

Le fléau de Dieu, Pierre Lelièvre
Ollendorff, 1920
Né le 24 octobre 1874 en Vendée, l'auteur est prêtre à Paris lorsque la guerre éclate. Il se porte volontaire et est affecté comme aumônier à la 19e DI. Sur le front le 30 août, il y demeure jusqu'en mai 1915, où il est blessé. Il y revient fin 1916 pour une très courte période, avant d'être évacué définitivement. Cru ne tarit pas d'éloges, et exprime une rare admiration, pour ce témoignage, "le plus solide, le plus sincère des livres de guerre d'ecclésiastiques". L'abbé Lelièvre est un homme probe, d'une rectitude intellectuelle et morale inaccoutumée. (Témoins, p.172-175)

Dix mois à Verdun, Charles Thellier de Poncheville
De Gigord, 1919 (réédition : Italiques, 2007)
Né le 25 août 1875, l'auteur est mobilisé comme aumônier à la 28e DI. Son récit va du 26 février 1916 au 10 janvier 1917. C'est un témoignage véridique, implacable, presque cru, mais qui est curieusement dépourvu de toute trace d'émotion ou de compassion. Cette absence d'épaisseur psychologique constitue les limites d'un texte par ailleurs non dénué d'intérêt. (Témoins ; p.246-247)

Sur le front lorrain, Jean Limozin
La Bonne Presse, 1915
De Verdun à l'Yser
La Bonne Presse, 1917
Agé de 48 ans à la déclaration de guerre, théologien distingué, Georges-Maurice Ardant se propose comme aumônier volontaire. Affecté à la 29e DI, il rejoint cette unité le 31 août 1914. Les deux ouvrages référencés constituent deux tomes de son journal, qui va du 28 août 1914 à juin 1915 pour le premier, et de juillet 1915 à octobre 1916 pour le second. Ils offrent selon Cru "la plus complète distorsion de la réalité qui se puisse imaginer". (Témoins ; p.177-179)

Officiers de liaison
auprès des armées alliées

A. I. F. (Australian Imperial Force)


Au front britannique, Joseph Aulneau
Renaissance du livre, 1919
Avocat de profession, âgé de 35 ans, proche des cabinets ministériels, Aulneau est affecté comme interprète et officier de liaison auprès de l'armée britannique. Ce livre porte sur la période pendant laquelle il fut détaché auprès de l'armée australienne, en 1917. Il parle de tout, parfois brillamment, excepté de l'expérience personnelle de son auteur. (Témoins ; p.266-267)

 

B. E. F. (British Expeditionary Force)


Chez nos alliés britanniques, Fernand Laurent
Boivin, 1917
Parti pour le front avec un régiment de cavalerie britannique le 17 août 1914, l'auteur y demeure apparemment peu de temps. Son récit concernant directement les combats, qui est aussi le seul véritablement personnel, est donc fort court. Le reste est une description très générale de l'armée britannique vue de l'arrière, description qui par ailleurs n'est pas dépourvue d'intérêt. (Témoins ; p.447-449)

Les silences du colonel Bramble, André Maurois
Grasset, 1918 (réédition : 2003)
Les discours du docteur O'Grady
Grasset, 1922 (réédition : 1967)
Né en 1885, Emile Herzog, issu d'une famille d'industriels ayant quitté l'Alsace après 1870, se consacre à l'industrie familiale après de brillantes études littéraires. Appelé en août 1914, il est affecté après trois semaines comme interprète auprès d'unités écossaises. Il y demeurera jusqu'à la fin de la guerre.
Les deux ouvrages forment une suite : c'est un témoignage, plein d'humour, de compréhension et de sensibilité, sur la vie d'un petit état-major britannique. Fin observateur, écrivain plein d'esprit, Maurois signe une œuvre littéraire qui ne cède rien pour autant à la véracité ou à la sincérité. Il se contente de décrire ce qu'il voit et connaît, mais ce champ apparemment restreint lui suffit pour dresser un tableau inoubliable de l'armée britannique en guerre. (Témoins ; p.629-630)

En liaison avec les Anglais, Philippe Millet
Perrin, 1916
Journaliste, l'auteur est mobilisé en août 1914 comme capitaine dans une unité de Zouaves. Blessé à Charleroi, il est ensuite affecté auprès de l'armée britannique jusqu'en 1915. Ce livre est composé d'articles que l'auteur fit paraître au Temps pendant la guerre. C'est sa grande faiblesse, même si Millet se distingue de nombre de publicistes par sa mesure et sa probité. On peut donc y glaner des informations intéressantes sur l'armée britannique. (Témoins ; p.369-370)


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Mise à jour :
2 décembre 2007