Régiments d'infanterie nos 400 à 420

 

(130e DI, 3e CA)

Carnet intime, Amédée Guiard
Bloud, 1926
Mobilisé dans la Territoriale, l'auteur se porta volontaire pour le front et fut affecté au 405e RI. Son carnet de guerre, abrégé par l'éditeur, court du 6 août au 27 septembre 1915, veille de sa mort. "Document psychologique important par sa rareté", ce recueil est un "mélange de méditations religieuses, de récits d'évènements et de descriptions du secteur " de Neuville-Saint-Vaast, par un homme profondément religieux et pacifiste. (Témoins, p.435-437)

Un hiver à Souchez 1915-1916, Jean Galtier-Boissière
Berger-Levrault, 1917 (Réédition : Ed. du Lérot, 1998)
Evacué fin septembre 1914, l'auteur retourna au front dans cette unité au printemps de 1915. Il y demeura jusqu'à une nouvelle évacuation en mars 1916. Ce "petit chef d'oeuvre" évoque les souvenirs de l'hiver 1915-1916 en Artois. (Témoins, p.138-142)

 

(154e DI, 14e CA)

Au soir d'un monde, Marc Boasson
Plon, 1926
Catholique et nationaliste fervent, l'auteur partit pour le front en avril 1915. L'expérience de la guerre l'ébranla profondément. Les lettres adressées à sa femme qui composent ce livre sont un "cri d'angoisse pour qu'on arrête le massacre [...] un cri d'appel éperdu vers la paix". Tempérament excessif et passionné, il fut tué le 29 avril 1916. (Témoins, p.497-501)

 

La poursuite victorieuse, abbé Georges Guitton
Payot, 1919
Cet aumônier a mêlé à son journal, qui va du 26 septembre au 11 novembre 1918, d'autres témoignages et documents officiels pour établir un historique du régiment pour les dernières semaines de guerre. On n'y trouve qu'une série de faits, et rien d'autre. (Témoins, p.158-159)

Les heures déchirées, Léo Larguier
Edition Française Illustrée, 1918
L'auteur partit pour le front en avril 1915, et fut évacué le 26 septembre suivant. Ce sont les "notes d'un poète", dans lesquelles "la guerre est aussi absente que possible". (Témoins, p.342-343)

 

(121e DI)

Lettres d'un combattant, Marcel Etévé
Hachette, 1917
Parti pour le front comme sous-lieutenant en avril 1915, l'auteur fut tué dans la Somme le 20 juillet 1916. Il a laissé ces lettres familières, la plupart à sa mère, qui se distinguent par leur liberté de ton et leur franchise. "Aucun autre épistolier du front, nous dit Cru, ne l'approche pour l'esprit primeseautier, les remarques narquoises, la description vivement esquissée, les bons mots d'une venue naturelle et la vivacité de la conversation." Ce qui n'exclue en rien la gravité chez cet homme pour qui la guerre était une monstruosité. (Témoins, p.516-518)


Des remarques ? Des suggestions ?
Contactez-nous !
Mise à jour :
avril 2003