Légion étrangère
Régiments de marche

 

2e régiment de marche du 1er Etranger

La main coupée, Blaise Cendrars
Denoël, 1946 (Réédition poche : Folio no 619, 1973)
De son véritable nom Frédéric Sauser, l'auteur, citoyen suisse, s'engagea le 3 août 1914 après avoir fait paraître dans les journaux un vibrant appel aux étrangers de France afin qu'ils prennent part à la lutte. Il arriva sur le front en avril 1915 pour participer à l'offensive sur Vimy dans, semble-t-il, le 3e Régiment de marche du 2e Etranger. Versé au 1er Etranger le 14 juillet suivant, il eut un bras arraché par un obus lors d'une offensive dans la Somme, le 26 septembre.
Ce livre est la seule oeuvre de l'écrivain entièrement consacrée à son expérience sur le front. Il est composé d'anecdotes vécues et de portraits, dans lesquels on retrouve l'esprit très particulier qui animait cette unité atypique qu'était la Légion. Bien que comme ses camarades possédé du démon de l'aventure et de la bourlingue, Cendrars est tout le contraire d'un hâbleur et d'un affabulateur : c'est un témoin probe qui dissimule sous une apparente désinvolture une sympathie et un intérêt jamais démentis pour tout ce qui touche à l'humain.
Les confessions de Dan Yack
Au sans pareil, 1929
(Réédition poche : L'Age d'homme, 1987)
L'homme foudroyé
Denoël, 1945 (Réédition poche : Folio no 467, 1988)
Cendrars a également évoqué la guerre dans différentes oeuvres, de façon partielle ou accessoire. Les confessions de Dan Yack est un roman. L'homme foudroyé est un recueil de récits autobiographiques dont la première partie : "Dans le silence de la nuit" évoque son séjour sur le front de la Somme en 1915.
On trouve enfin d'autres souvenirs de guerre disséminés ça et là dans les oeuvres suivantes :
Aujourd'hui (essais) - Grasset, 1931 (réédition Denoël, 1987)
Histoires vraies
(nouvelles) - Grasset, 1937 (réédition in Oeuvres complètes 7 - CFL, 1970)
Trop c'est trop (nouvelles et articles) - Denoël, 1957

En campagne avec la Légion Etrangère, Albert Erlande
Payot, 1917
Engagé le 22 août 1914, l'auteur, de son véritable nom Albert Brandenbourg, arriva sur le front en décembre 1914, jusqu'à son évacuation pour blessure le 9 mai 1915. Ce roman autobiographique, "d'une valeur documentaire bien faible" selon Cru, offre néanmoins un aperçu intéressant sur ces soldats atypiques, bien différents des poilus, qu'étaient les légionnaires. (Témoins, p.597-598)

Edouard Junod, capitaine à la Légion Etrangère
Crès, 1918
Officier de carrière, l'auteur fut blessé en mai 1915. De retour sur le front le 25 juillet, il fut tué le 28 septembre de la même année. L'essentiel de ce livre est constitué de documents antérieurs à la guerre. Seules quelques lettres rédigées entre le 8 décembre 1914 et le 28 septembre 1915 s'y rapportent. Le peu qui est livré offre un aperçu digne d'intérêt sur une unité qui a laissé peu de témoignages. (Témoins, p.525-526)

 

4e régiment de marche du 1er Etranger (Légion garibaldienne)

Jours gris et nuits rouges en Argonne, Ricciotto Canudo
Hélios,
Mon âme pourpre
La Renaissance du livre, 1918
Engagé dans la légion garibaldienne, l'auteur participa avec celle-ci aux combats de l'Argonne en décembre 1914-janvier 1915. Jours gris et nuits rouges et la première moitié de Mon âme pourpre sont consacrés à ces journées. Bien que Canudo eût été un soldat d'élite bardé de décorations, ses écrits ne sont pour Cru rien d'autre que des "élucubrations étranges". On y trouve cependant ça et là des notations intéressantes. (Témoins, p.286-288)


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Mise à jour :
avril 2003