Chasseurs à pied nos 17 à 32

 

Tours, Stenay (4e DI, 2e CA)

Sur le sentier de la guerre, Frédéric de Bélinay
Beauchesne, 1920
L'auteur, capitaine, fut présent sur le front de mai 1916 jusqu'au 11 mai 1917, date à laquelle il fut blessé. Son livre est plus un recueil d'articles et d'études qu'un récit suivi, ce qui nuit à la cohérence de l'ensemble. Ce n'en est pas moins un document plein d'intérêt : l'auteur "sait voir juste et juger avec équité." (Témoins, p.270-271)

Notes d'un agent de liaison de la classe 1918, Jacques Bouis
Berger-Levrault, 1922
Ce livre reproduit intégralement le journal de l'auteur, qui couvre les périodes allant du 12 juillet au 9 août, du 23 septembre au 3 octobre, et les 10 et 11 novembre 1918. Arrivé sur le front à la fin de juin, cet agent de liaison auprès d'une unité américaine a brossé un portrait très juste et vivant de ses soldats. Son témoignage se distingue par sa précision, sa spontanéité et sa sobriété. (Témoins, p.97-98)

Album de Jean de Butler
Maréchal des logis au 3e Dragons à la mobilisation, Jean de Butler s'illustra tout au long de la guerre qu'il finit avec le grade de capitaine au 18e BCP, unité qu'il avait intégrée dès le 20 février 1915. Plusieurs fois blessé, plusieurs fois cité, il fut notamment décoré de la Légion d'honneur en juin 1918.
Ce site retrace sa carrière à l'aide de documents personnels et de photos que Jean de Butler prit lui-même sur le front. Quelques-uns de ces clichés vous sont présentés dans notre page "exposition".

 

Montbéliard (13e DI, 21e CA)

Les carnets d'un chasseur à pied, Emile Beaume
Larousse, 1916
Mobilisé le 25 février 1915, l'auteur fut sur le front à partir du 25 juin, jusqu'au 14 décembre. Selon Cru, cet ouvrage est une construction artificielle que l'on doit au père du soldat, et qu'il a bâtie à partir d'extraits de sa correspondance. C'est un document de faible intérêt. (Témoins, p.493-494)

 

Villefranche (47e DI)

Ceux qui combattent et ceux qui meurent, Maurice Dide
Payot, 1916
L'auteur fut affecté à ce bataillon comme médecin d'avril 1915 jusqu'au début de 1916. Cru lui reproche d'avoir voulu sortir de son rôle, et d'écrire sur des évènements qu'il n'a vus que de loin. Cela compromet la valeur de ce document, "inutile ou peu s'en faut". (Témoins, p.291-292)

 

Pont-à-Mousson (40e DI, puis 15e, 127e, 166e DI ; 6e CA)

Par la plume et par l'épée, [Pierre-Jan]
Anovi, 2008
Pierre Jan est né à Dinan le 3 novembre 1876. Issu d'une famille aisée, écrivain médiocre et illustrateur quelconque, il fréquente la bohème littéraire avant de s'orienter vers le journalisme sous le nom de plume de Pierre-Jan. Il dirige un journal mondain à Nice lorsque la guerre éclate. Mobilisé dans une batterie territoriale du 59e RA, il demande à rejoindre une unité combattante.

Versé au 26e BCP le 9 février 1916, caporal dans une compagnie de mitrailleuses, il gagne le front le 16 mars. Il participe aux combats en mai dans le secteur de Souain, en juin-juillet à Verdun, en août vers Soissons, en septembre dans la Somme, où il est tué le 7 octobre à la ferme du bois Labé.
Cet ouvrage est une biographie. On y retrouve toutefois l'intégralité des textes rédigés par Pierre-Jan pendant la guerre : articles de presse, textes littéraires, lettres, carnets. Les écrits de Pierre-Jan révèlent deux visages très contrastés : alors qu'il montre comme journaliste et écrivain un patriotisme véhément participant à plein au bourrage de crâne, la partie de ses carnets qu'il a eu le temps de rédiger font preuve de sobriété et même d'une grande circonspection lorsqu'il s'agit d'interpréter les dits et les faits. Une autre partie est composée de simples notes télégraphiques, mais très complètes, qui en font un document exploitable. S'il eût vécu, Pierre-Jan aurait laissé un témoignage d'une réelle valeur.

Grenoble (47e DI)

Figures et anecdotes de la Grande Guerre, Gaston Vidal
La Renaissance du Livre, 1918
Capitaine, l'auteur fut sur le front de janvier jusqu'à son évacuation en juin 1916. Son livre est un ramassis d'épisodes inventés ou grossièrement déformés. Il offre un pur exemple d'une littérature de propagande, qui s'inspire "des pires modèles". (Témoins, p.408-410)

 

(43e DI)

La guerre à vingt ans, Philippe Barrès
Plon, 1924
Venu de la cavalerie, l'auteur fut affecté dans cette unité d'infanterie de février à novembre 1918. Ce roman autobiographique est un document d'une grande probité et d'une grande justesse. Son authenticité tranche singulièrement avec les invocations enflammées du grand maître es-patriotisme de l'époque, Maurice Barrès, dont l'auteur était le fils. (Témoins, p.566-567)


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Mise à jour :
février 2011